SOFIE DUB

Solo performance in situ de Sofie Dubs
Le bal des VivantEs est une recherche mouvementée sur la question de l’identité depuis le filtre de la peau

Dans nos sociétés actuelles (et peut être de tout temps ?), l’homme s’interroge sur son identité : qui suis-je, d’où viens-je, où vais-je ? A l’époque de la globalisation et des métissages, la question de l’identité est au centre des débats politiques, sociaux et culturels.
Ainsi, cette problématique peut se décliner sous de nombreux axes : identité culturelle, individuelle, nationale, sociale, religieuse, ethnique… J’ai choisi la peau comme reflet, passeur, facteur d’identité et surtout métaphore de la frontière entre Soi et l’Autre, « marque » d’identité.

Pourquoi la peau ?
Sur le plan physique, anatomique, en tant qu’être de chair et d’os, la peau est à la fois cet organe immense qui me contient, et cette limite qui me définit, en tant que corps et être -matière dans un espace matérialisé. Elle est aussi « l’écran », ce que l’autre voit, « identifie » de moi, de ma personne – le masque -. Enfin, elle est cette interface, cette limite (pourtant) perméable entre le dedans et le dehors. Une couche sensible en perpétuel mouvement qui me re-présente. Par elle, je sens et je donne à voir. Elle est un organe sensitif extrême, le plus grand dont nous disposions. Incessamment, elle nous transmet des informations
et nous transmettons par elle une variété insoupçonnée de données, conscientes ou non (au-delà de sa couleur, de son odeur). Il y a donc un intérêt anatomique, physiologique, politique, social et psychique dans ce choix, mais aussi et surtout une référence métaphorique au processus d’identification com- me différenciation et/ou association à l’Autre.

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